Dioptrics 5th discourse

This summer I decided to recreate Descartes experiment to see if I could spawn a universe from a single ray of light.I followed the exact procedure from Descartes' fifth discourse Des images qui se forment sur le fond de l’œil (the material insemination of a surgically occluded utopia).

I have provided my own working translation of the text. Despite my greatest efforts I do not seem to be able to locate the will to find an English language translation of this work.

Discours cinquième : Des images qui se forment sur le fond de l'œil

The fifth discours: the material insemination of a surgically occluded utopia.

Vous voyez donc assez que, pour sentir, l'âme n'a pas besoin de contempler aucunes images qui soient semblables aux choses qu'elle sent ; mais cela n'empêche pas qu'il ne soit vrai que les objets que nous regardons en impriment d'assez parfaites dans le fond de nos yeux ; ainsi que quelques-uns ont déjà très ingénieusement expliqué , par la comparaison de celles qui paraissent dans une chambre, lorsque l'ayant toute fermée, réservé un seul trou et ayant nus au-devant de ce trou un verre en forme de lentille, on étend derrière, à certaine distance, un linge blanc, sur qui la lumière, qui vient des objets de dehors, forme ces images. Car ils disent que cette chambre représente l'œil ; ce trou, la prunelle ; ce verre, l'humeur cristalline, ou plutôt toutes celles des parties de l'œil qui causent quelque réfraction ; et ce linge, la peau intérieure, qui est composée des extrémités du nerf optique.

The human soul is sheltered thus in a melomine envelope which, if slighted by frail or maliciouss intentions could, with the edge of a knife, reveal its acumin. But it is not the flesh that determiines either the nature or the location of the the soft fertile thicket that freely spawns a utopia. The utopia must roll and frolic in the morning mist as it gently lifts its feathers before it can ever hatch in dark glass of the mind.

 

 
 

Mais vous en pourrez être encore plus certain, si, prenant l’œil d’un homme fraîchement mort, ou, au défaut, celui d’un bœuf ou de quelque autre gros animal,

 

 
 
 

vous coupez dextrement vers le fond les trois peaux qui l’enveloppent, en sorte qu’une grande partie de l’humeur M, qui y est, demeure découverte, sans qu’il y ait rien d’elle pour cela qui se répande

 

 
 
 

; puis, l’ayant recouverte de quelque corps blanc, qui soit si délié que le jour passe au travers, comme, par exemple, d’un morceau de papier ou de la coquille d’un œuf ;

 

 
   
 

RST, que vous mettiez cet œil dans le trou d’une fenêtre fait exprès, comme Z, en sorte qu’il ait le devant, BCD, tourné vers quelque lieu où il y ait divers objets, comme V, X, Y, éclairés par le soleil ; et le derrière, où est le corps blanc RST, vers le dedans de la chambre, P, où vous serez, et en laquelle il ne doit entrer aucune lumière, que celle qui pourra pénétrer au travers de cet œil , dont vous savez que toutes les parties, depuis C jusques à S, sont transparentes.

 
   
 

Car, cela fait, si vous regardez sur ce corps blanc RST, vous y verrez, non peut-être sans admiration et plaisir, une peinture, qui représentera fort naïvement en perspective tous les objets qui seront au dehors vers VXY, au moins si vous faites en sorte que cet œil retienne sa figure naturelle, proportionnée à la distance de ces objets : car, pour peu que vous le pressiez plus ou moins que de raison, cette peinture en deviendra moins distincte.

 
   
  Et il est à remarquer qu’on doit le presser un peu davantage, et tendre sa figure un peu plus longue, lorsque les objets sont fort proches, que lorsqu’ils sont plus éloignés. Mais il est besoin que j’explique ici plus au long comment se forme cette peinture ; car je pourrai, par même moyen, vous faire entendre plusieurs choses qui appartiennent à la vision.